Les dirigeants du G7, réunis à Biarritz, se sont entendus pour "renforcer le dialogue et la coordination" avec la Russie, exclue du groupe en 2014, mais estiment qu'il est "trop tôt" pour la réintégrer dans un G8, a indiqué dimanche une source diplomatique à l'AFP.

Les sept dirigeants, dont Donald Trump et Emmanuel Macron, ont pris cette position au cours du dîner d'ouverture du sommet samedi, a-t-on précisé de même source.

Ils "se sont accordés sur l'idée que le G7 renforce le dialogue et la coordination avec la Russie sur les crises actuelles, mais ont acté qu'il était trop tôt pour remettre les Russes autour de la table", a précisé la source diplomatique.

La Russie a été exclue du G8 en 2014 après l'invasion de la Crimée, dénoncée par les autres pays du groupe.

Avant le sommet, les dirigeants du G7 avaient exprimé des opinions divergentes sur le sujet. Donald Trump s'est déclaré favorable au retour au G8 avec la réintégration de la Russie, estimant que c'était "bien plus sensé", sans évoquer de préalable.

Le président français Emmanuel Macron, qui a reçu Vladimir Poutine une semaine avant le sommet, a pour sa part jugé "pertinent qu'à terme" la Russie puisse rejoindre le G8" mais qu'il fallait pour cela qu'une solution soit trouvée en lien avec l'Ukraine sur la base des accords de Minsk".

Berlin et Londres ont également rejeté l'idée de réintégrer à ce stade la Russie, une position partagée par le Canada.

Pour avancer vers la paix en Ukraine, les dirigeants du G7 ont donné leur accord pour un prochain sommet au format "Normandie", entre Russie-Ukraine-France-Allemagne, "à l'automne", sans doute à Paris. Le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé à plusieurs reprises sa volonté d'améliorer les relations avec la Russie.