"Lier les financements à des conditions politiques et idéologiques sous le libellé "Etat de droit" est inacceptable", stipule la résolution adoptée par les députés hongrois.

Ce vote, à deux jours d'un sommet européen qui tentera de rapprocher les positions des 27 sur le plan de relance, a une valeur symbolique. Il avait été souhaité par le dirigeant hongrois afin d'étayer son rejet du critère de respect de l'Etat de droit envisagé par les instances européennes.

Les conditions d'allocation des 750 milliards d'euros du plan, composé de 250 milliards de prêts, et surtout de subventions à hauteur de 500 milliards, sont l'objet d'intenses négociations avant le sommet extraordinaire les 17 et 18 juillet.

La proposition de lier financements européens et respect des valeurs démocratiques, pour la première fois dans un budget de l'UE, divise les 27 et sera l'un des sujets épineux de discussions.

La Hongrie et la Pologne font l'objet de procédures au sein de l'UE pour violations répétées de l'Etat de droit.

La résolution votée mardi par les députés hongrois pose également comme condition de soutien au plan de relance l'abandon de ces procédures européennes pouvant déboucher sur des sanctions.