"Il s'agit maintenant de construire une droite démocratique européenne sans le PPE", a écrit Orban sur Facebook. "Le PPE est devenu un appendice de la gauche européenne", ajoute-t-il.

En retirant mercredi ses douzes eurodéputés du plus grand groupe parlementaire européen, le président du Fidesz avait simplement pris les devants, vu la perspective de l'exclusion de ses élus par le groupe PPE lui-même. L'évènement a mis fin à une saga de plusieurs années, le Fidesz étant déjà suspendu de son statut de membre du parti PPE depuis 2019. Le groupe PPE au Parlement européen devait quant à lui revoir ses règles internes pour pouvoir exclure une délégation entière, ce qui a été fait par un vote à majorité qualifié de ses membres mercredi.

Le Fidesz était un allié controversé depuis plusieurs années, au vu de la politique anti-UE suivie par Orban et de ses attaques contre les ONG, les LGBT ou mettant en danger l'état de droit.

Viktor Orban ne précise pas quels alliés il envisage pour former cette nouvelle droite, mais elle devra "accueillir tous les citoyens européens qui ne veulent pas de migrants, de multiculturalisme, qui ne sont pas accrocs à la LGBT mania, protègent les traditions chrétiennes et respectent la souveraineté nationale", appuie-t-il.

En Belgique, les eurodéputés cdH, CD&V et CSP font partie du groupe PPE au Parlement européen. Les trois partis avaient applaudi mercredi le départ des élus du Fidesz.