"Il existe de nombreuses solutions possibles, c'est juste une question de volonté politique", a déclaré Viktor Orban à la radio publique hongroise. "Les pourparlers doivent se poursuivre et à la fin nous parviendrons à un accord, c'est ainsi que cela fonctionne normalement", a-t-il ajouté.

Pologne et Hongrie refusent le mécanisme liant octroi de financements européens et respect de l'Etat de droit, sur lequel les négociateurs du Conseil (Etats membres) et du Parlement européen ont atteint un accord il y a deux semaines.

Selon ce mécanisme, des "mesures" pourraient être décidées au niveau du Conseil à la majorité qualifiée, si un Etat implique des intérêts financiers européens dans des violations des principes fondamentaux. "Au centre de tout le bla-bla à Bruxelles, il y a la question de savoir comment ils peuvent nous forcer à faire quelque chose que nous ne voulons pas faire", a déclaré Viktor Orban. "Ils veulent le faire de manière à ce que, au lieu de l'unanimité, ces questions soient décidées à la majorité qualifiée des deux tiers".

Viktor Orban, dont le pays est pourtant un important bénéficiaire net du budget européen (tout comme la Pologne), affirme que la Hongrie s'en sortira tout aussi bien sans le vaste plan de relance de l'UE. "Nous pouvons contracter des emprunts même sans Bruxelles. L'économie hongroise, contrairement à 2008, repose sur des bases très solides", a-t-il déclaré.

Selon un sondage publié par Euroneuws jeudi soir, 57% des Hongrois qui se sont fait une opinion sur le sujet pensent que le veto de leur pays est une mauvaise décision ou affirment ne pas en comprendre la raison.

De son côté, le Premier ministre slovène Janez Jansa, qui avait voté pour l'adoption du budget lundi, puis apporté paradoxalement son soutien à la Hongrie et à la Pologne dans la foulée, a clarifié sa position jeudi: il ne quittera pas la majorité.