Maintenant que les vacances sont pour la majorité terminées, certains doivent pour des raisons professionnelles voyager à l’étranger : donner une conférence, signer un contrat, participer à une réunion internationale, faire un reportage, poursuivre une enquête judiciaire, assister à un programme de cours...

Quelles sont les règles fixées par la Belgique pour les voyages professionnels ? Contrairement aux idées reçues, il existe de nombreuses possibilités.

Il faut plonger assez bas dans le site Info-coronavirus.be, à la rubrique « Mesures actuelles » et dans la sous-rubrique « Foire aux questions -International », pour en avoir une idée.

De nombreuses exemptions

La première règle est qu’il ne faut pas remplir de formulaire de voyage lorsque le séjour à l’étranger dure moins de 48 heures. Un homme d’affaires peut ainsi se rendre à Paris pour deux jours sans devoir se soumettre à un test et à une période de quarantaine à son retour.

La deuxième règle est qu’il existe de nombreuses exemptions aux restrictions imposées par le gouvernement belge. Plusieurs catégories de personnes peuvent se rendre dans des zones rouges en Europe (Paris, Madrid.. ) et ailleurs dans le monde pour autant qu’elles puissent prouver le caractère impératif de leur voyage . Les restrictions de type zones orange et rouge ne s’appliquent pas à eux, car leur fonction ou leurs besoins sont considérés comme « essentiels ».

C’est le cas par exemple des professionnels de la santé, des diplomates, des policiers, des camionneurs, des humanitaires, des saisonniers du secteur agricole, des soldats, des marins, des artistes et des sportifs de haut niveau.

Des arrangements ont aussi été prévus pour les travailleurs frontaliers de même que pour les étudiants et les chercheurs travaillant à l’étranger.

Depuis peu, les restrictions sont aussi levées pour des raisons familiales (enterrements, mariages, regroupement familial) et personnelles (visite à un conjoint ou à un "partenaire non enregistré" vivant à l’étranger, signature d’un acte notarié).

"Dans le cadre d'activités professionnelles"

Mais c’est surtout le point 12 qui ouvre de nombreuses possibilités car il exempte les voyageurs qui se déplacent dans et hors de l’Union européenne "dans le cadre d’activités professionnelles", y compris les navetteurs de luxe qui habitent par exemple à Bruxelles et travaillent à Paris.

Jusqu’à mardi, les journalistes figuraient dans la liste des métiers « essentiels ». Ils en ont été retirés et sont couverts désormais par cette catégorie plus large des déplacements professionnels du point 12, indiquent les Affaires étrangères.