Washington envisage aussi de repositionner des forces en Pologne et dans les Etats baltes, si un accord est trouvé avec ces pays sur leur statut, a précisé le ministre américain de la Défense au cours d'une conférence de presse à Washington.

M. Esper a assuré que l'objectif était stratégique, notamment pour à titre de dissuasion envers la Russie, mais quelques minutes à peine après la conférence de presse du chef du Pentagone, Donald Trump a expliqué que ce retrait était dû au refus de l'Allemagne de "payer plus".

"On en a marre d'être des pigeons", a déclaré depuis la Maison Blanche le président américain à la presse. "Nous réduisons nos forces parce qu'ils ne paient pas. C'est très simple".

Des quelque 34.500 militaires actuellement déployés en Allemagne, quelque 6.400 seront rapatriés aux Etats-Unis tandis que les 5.600 autres seront repositionnés dans d'autres pays de l'Otan, a indiqué M. Esper.

Environ 2.000 soldats seront ainsi répartis entre l'Italie et la Belgique.

Le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, déménagera à Mons, en Belgique, où se trouve le commandement de l'Otan, ce qui épargnera au général américain qui dirige traditionnellement les deux commandements des allers-retours entre les deux pays.

Le commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom), qui se trouve aussi à Stuttgart, pourrait aussi déménager, mais aucune décision n'a encore été prise, a précisé le chef du Pentagone.

Les 2.500 militaires de l'US Air Force postés sur la base de Mildenhall, au Royaume-Uni, et qui devaient se repositionner en Allemagne, resteront au Royaume-Uni.

M. Esper a indiqué que les premiers mouvements pourraient intervenir dans "quelques semaines" mais M. Trump a laissé entendre que le plan pourrait être revu. "S'ils commençaient à payer leurs factures, je réfléchirais".