Le ministre sera interviewé par Laurence Ferrari. Quatre ans après la parution d'un livre relatant ses expériences de tourisme sexuel raconté dans le récit " La mauvaise vie ", la polémique a rattrapé le ministre de la Culture, cible d'une campagne de l'extrême droite.

Sur France 2 lundi soir, dans l'émission "Mots croisés", la vice-présidente du Front National Marine Le Pen, s'est interrogée sur la "tache indélébile" que constitue la présence de Frédéric Mitterrand au gouvernement. Mercredi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, avait qualifié de "choquant" le livre publié en 2005 par Frédéric Mitterrand et dénoncé un "ministre consommateur".

Le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) Manuel Valls a exhorté jeudi Frédéric Mitterrand à «s'expliquer» sur ses «écrits insupportables» dans «La mauvaise vie», qui évoquent le tourisme sexuel, et a estimé que c'est à Nicolas Sarkozy «de décider». «On peut toujours faire la part entre l'homme, l'intellectuel et le fantasme mais quand on lit ses propos, ils sont incontestablement choquants», a-t-il déclaré sur France-Info. «Ce sont des écrits que je considère moi aussi insupportables, on ne peut être qu'indigné par toute apologie de l'exploitation sexuelle».

«Il appartient maintenant à Frédéric Mitterrand, parce qu'il est un ministre de la République, parce qu'il y a polémique sur un thème sensible pour les Français, de s'expliquer», a jugé Manuel Valls. «En fonction de cette explication, il appartiendra au président de la République et au Premier ministre de décider quels doivent être le sort et l'avenir de Frédéric Mitterrand». Si son livre était autobiographique, le député socialiste a martelé qu'il doit s'expliquer et, en fonction, chacun devra en tirer les conséquences«. »Ce sont des explications délicates mais il doit s'expliquer (...) est-ce qu'il s'agit de la réalité et de ses fantasmes, est ce qu'il s'agit de majeurs ou de mineurs«.

Interrogé sur un lien possible avec le réalisateur Roman Polanski que le ministre de la Culture a défendu, Manuel Valls a souligné qu'on ne peut pas donner le sentiment qu'on protège les plus forts, les connus, les notables, alors qu'il y a les petits qui subissent la justice tous les jours». «Ce sentiment qu'il y a deux justices est insupportable».

"On n'est pas couché" diffusé le 9 juin 2007 et animé par Laurent Ruquier