Le tueur en série Michel Fourniret et son épouse Monique Olivier viennent de bénéficier d'un non-lieu dans le cadre des enquêtes portant sur la disparition de Marie-Angèle Domece en juillet 1988 à Auxerre (Yonne) et le meurtre de Joanna Parrish en mai 1990 à Monéteau (Yonne), a-t-on appris mercredi auprès de Me Richard Delgenes, l'avocat de Monique Olivier.

"Dans l'affaire Domece, il n'y avait pas de corps et dans le dossier Parrish, les comparaisons d'ADN avec ceux de Michel Fourniret se sont avérées négatives", a expliqué l'avocat. Selon ce dernier, les juges d'instruction ont émis des réserves sur les conditions dans lesquelles les aveux de sa femme avaient été recueillis par des enquêteurs français. Interrogée en février 2005 en Belgique, Monique Olivier avait mis en cause son mari avant de se rétracter. Ce dernier, condamné en mai 2008 à perpétuité pour les meurtres de sept jeunes filles, avait toujours nié avoir tué les deux femmes.

Pensionnaire dans un foyer d'Auxerre, Marie-Angèle Domece, 18 ans, avait disparu alors qu'elle se rendait à la gare SNCF. Deux ans plus tard, Joanna Parrish, 20 ans, une assistante d'anglais qui travaillait dans un lycée auxerrois, avait été retrouvée étranglée et violée dans l'Yonne. Désormais, seules les parties civiles peuvent faire appel de la décision des juges parisiens.