Une affaire anecdotique de port du niqab au volant a dégénéré en controverse en France, où le gouvernement veut bannir le voile intégral de la rue, après que le ministre de l'Intérieur a demandé la déchéance de la nationalité française du mari de la conductrice pour polygamie.

L'affaire démarre par une contravention de 22 euros infligée début avril à une femme conduisant à Nantes (ouest) avec le niqab, le policier ayant estimé que son champ de vision était réduit par le port de ce vêtement qui ne laisse apparaître qu'une fente pour les yeux.

Tout aurait pu en rester là mais la conductrice, une Française de 31 ans qui porte le niqab depuis neuf ans, tient vendredi avec son avocat une conférence de presse pour dénoncer une "amende injustifiée en termes de sécurité routière" et "une atteinte aux droits de l'homme".

La polémique, deux jours après l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un projet de loi interdisant le voile intégral, décolle du champ de la sécurité routière quand, quelques heures après, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux demande à son collègue de l'Immigration d'étudier une "éventuelle déchéance" de la nationalité française du mari de la conductrice, soupçonné de polygamie et de fraude aux prestations sociales.

Celui-ci, né à Alger, devenu Français par mariage en 1999, "appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh, vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu 12 enfants", selon M. Hortefeux.

Des soupçons qui doivent encore être confirmés par une enquête.

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