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Le Premier ministre Charles Michel a appelé dimanche son secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), à ne pas "jeter de l'huile sur le feu" à propos de la crise politique en Catalogne.

D'après Theo Francken, le président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, pourrait faire une demande d'asile politique à la Belgique. Le secrétaire d'Etat s'est également demandé si M. Puigdemont - qui risque des poursuites pour "désobéissance" et malversation de fonds" pour avoir convoqué le référendum interdit du 1er octobre sur l'indépendance de la Catalogne, voire des poursuites pour "rébellion" - pourrait être assuré d'un procès équitable en Espagne.

Ces déclarations ont été qualifiées "d'inacceptables" par le porte-parole du Parti populaire au pouvoir en Espagne, Esteban Gonzalez Pons, qui a précisé espérer qu'une "correction y sera apportée immédiatement".

Une éventuelle demande d'asile de M. Puigdemont n'est "absolument pas à l'ordre du jour", a précisé dimanche Charles Michel à Belga, réitérant son appel au dialogue entre les autorités espagnoles et catalanes. "Je demande à Theo Francken de ne pas jeter de l'huile sur le feu", a ajouté le Premier ministre.

Le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo n'a pour sa part pas apprécié les propos de Theo Francken. "Ce n'est pas intelligent de lancer des déclarations de ce genre", a-t-il indiqué. "De tels propos n'aident pas et ne constituent pas la position du gouvernement. Il est important de calmer les esprits plutôt que de les exciter", a ajouté le libéral flamand.

La cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, a de son côté appelé M. Michel à clarifier la position du gouvernement belge, "en ne se limitant plus à parler de dialogue entre l'Espagne et la Catalogne, mais en rappelant le nécessaire respect de l'Etat de droit, des règles constitutionnelles et des décisions de Justice".