François Hollande a déclaré mardi qu'il comprenait les électeurs qui avaient voté FN au premier tour mais qu'il n'acceptait pas leur vote. Le socialiste a assuré qu'il n'avait pas l'intention de se "renier" pour les "flatter" en vue du second tour.

"Ces électeurs sans doute étaient déçus de la politique de Nicolas Sarkozy", a déclaré François Hollande, invité du journal de 20h de TF1, en relevant que le Front national était passé de 10% à 18% des voix entre 2007 et 2012.

"Il y a eu une colère qui s'est exprimée", en a déduit le député de Corrèze. "Je les entends, je les comprends, même si je n'accepte pas que ça se soit traduit par ce vote d'extrême droite".

Si le président Sarkozy, arrivé deuxième avec 27% des voix au premier tour, entend "répondre" aux électeurs FN "par des engagements précis", le candidat socialiste, lui, n'envisage pas de modifier le programme présidentiel qu'il a présenté en janvier.

"Ce que veulent les Français, c'est un président qui tient son cap, pas une virevolte, pas un zigzag", a considéré François Hollande, arrivé en tête du premier tour avec 28,5% des suffrages.

"Je ne vais pas flatter, je ne vais pas séduire, je ne vais concéder, je ne vais pas me renier", a énuméré le candidat socialiste.