Les négociations à Genève avec l'Iran sur son programme nucléaire ont fait de "très grands progrès" et les grandes puissances doivent "profiter de l'opportunité" offerte, a estimé samedi le secrétaire britannique au Foreign Office William Hague.

"Les négociations ont fait de très grands progrès et continuent à faire de grands progrès. Il est important de dire que nous avons encore à résoudre des questions importantes et clairement nous n'avons pas encore fini. Nous allons devoir y consacrer beaucoup de temps et d'attention pendant la journée", a affirmé M. Hague.

"Tous les ministres présents ici sont conscients du fait qu'une occasion est en train de se présenter dans ces négociations (...) nous devons faire tout ce que nous pouvons pour saisir le moment et l'opportunité pour parvenir à un accord que le monde n'a pas réussi à obtenir pendant longtemps", a déclaré aux journalistes le chef de la diplomatie britannique.

Il a expliqué qu'il est impossible pour le moment de dire qu'il "y aura un accord ce soir". "Mais s'il n'y en a pas, nous devrons continuer dans les prochaines semaines, construisant sur les progrès déjà accomplis, mais nous faisons tout notre possible, un grand nombre de questions ont été réglées de façon satisfaisante ", a affirmé le ministre, soulignant le ton nouveau des représentants iraniens.

Il a estimé que toutes les parties devraient se montrer "flexibles" et qu'il fallait que l'accord soit tel que "le monde puisse avoir confiance".

Interrogé sur les critiques du Premier ministre isrélien, William Hague a souligné qu'il fallait attendre un accord pour pouvoir le commenter, demandant à chacun à "se montrer patient".


Des questions subsistent, répète Fabius après une rencontre avec Zarif

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a répété samedi que des "questions importantes" subsistaient dans les négociations sur le nucléaire iranien, à l'issue d'une rencontre avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif à Genève.

"Nous souhaitons un accord, mais des questions importantes subsistent, en particulier sur le réacteur d'Arak ainsi que sur le stock et l'enrichissement de l'uranium", a-t-il dit dans une déclaration transmise à l'AFP à Paris, à l'issue de son entretien en tête à tête avec M. Zarif.

Paris, traditionnellement sur une ligne dure dans les discussions sur le programme nucléaire iranien controversé, ne cesse d'insister sur ces deux questions depuis la reprise des négociations entre Téhéran et les grandes puissances à Genève.

Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la France, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne et de la Russie se sont tous retrouvés dans la ville suisse pour se joindre aux discussions.