La Grèce doit "rapidement" appliquer ce qui a été convenu avec les créanciers, UE et FMI, dans l'accord sur le troisième plan de sauvetage financier du pays, a déclaré vendredi le Premier ministre Alexis Tsipras à l'occasion du premier conseil des ministres de son deuxième mandat.

"Il faut rapidement appliquer ce que nous avons convenu avec les créanciers afin d'achever la première évaluation du programme (par ces derniers, NDLR) et commencer à discuter de la réduction de la dette", a affirmé Alexis Tsipras devant ses ministres, cinq jours après sa victoire aux élections législatives, la deuxième en huit mois.

Alexis Tsipras a insisté sur la nécessité "de restructurer la dette pour qu'elle devienne soutenable" et pour rétablir "la compétitivité de l'économie".

L'autre priorité du gouvernement est "la recapitalisation des banques pour assurer les liquidités", a dit M. Tsipras.

Réelu dimanche haut la main avec un écart de 7,5% face à son adversaire de droite Vangelis Meïmarakis, mais sans obtenir de majorité absolue, Alexis Tsipras a formé mardi un gouvernement de coalition avec le parti souverainiste des Grecs Indépendants Anel, reconduisant l'alliance de son premier mandat, entre janvier et juillet.

Alexis Tsipras a entretemps signé le 13 juillet dans la douleur un accord avec les créanciers portant sur un nouveau prêt de 86 milliards d'euros sur trois ans, accompagné de la poursuite de l'austérité et de l'augmentation des taxes.

"La condition pour réussir le programme est de garantir la cohésion sociale", a indiqué Alexis Tsipras en soulignant qu'il "ne fallait pas retourner à l'impasse des recettes néolibérales extrêmes".

Il s'est engagé "à faire face au chômage qui est à des niveaux insupportables pour l'Europe", avec un taux qui s'établissait en juin à 25,2%.