C'est un revirement express qu'a opéré Nicolas Sarkozy cette semaine sur le dossier grec. Tout a commencé le 2 juillet dernier quand, dans une interview au Monde, le président des Républicains dénonçait la façon dont le gouvernement grec avait "suspendu de fait, de lui-même, l'appartenance de la Grèce à la zone euro". Pour lui, il ne fallait "pas céder" aux revendications d'Alexis Tsipras qui refusait "toute attitude raisonnable".

Ces propos, l'ancien président de la République les avait confirmés face à des militants le 6 juillet, rappelle Le Lab d'Europe 1. "Si les Grecs disent 'non' au plan que propose l'Europe, Tsipras ne peut plus négocier parce qu'alors il reviendrait négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui qui existait avant le référendum. C'est l'impasse garantie", martelait-il alors.

De la fermeté... au "compromis"

Invité du journal de 20h ce mercredi soir sur TF1, Nicolas Sarkozy a totalement changé de direction. "Tout doit être fait pour trouver un compromis", assure-t-il au présentateur Gilles Bouleau. "Je partage ce point de vue exprimé par M. Hollande et par M. Valls."

Un revirement qui a fait sourire Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement Valls ce jeudi matin. "Sur le fond et le ton, il a changé de position à 180°, entre ce qu’il a dit il y a une semaine avec force d’intention dans des discours dont il a l’habitude et hier soir", a déclaré M. Le Foll sur les ondes de la radio RTL. Et d'ajouter: "Nicolas Sarkozy avait un plan, c’était la sortie de la Grèce. Je m’aperçois qu'il a changé d’avis."