Une femme qui conduit un bus public, cela n'a rien d'extraordinaire en Belgique. En Inde, la nomination de Saritha Vankadarath au volant de la compagnie de bus de la Delhi Transport Corporation, c'est plus qu'un symbole. C'est tout simplement une première. Depuis un mois, la jeune femme de 30 ans sillonne donc les rues de la capitale indienne à bord de son bus. "Certains passagers sont surpris de me voir", explique-t-elle au Guardian dans un article repéré par le Courrier International. "Mais je pense qu'ils se sentent en sécurité quand c'est une femme qui conduit".

Plus que la sécurité routière de ses usagers, la compagnie de transport a souhaité faire de Saritha le symbole d'une campagne de lutte contre le harcèlement sexuel des femmes dans les transports publics de la capitale.

Selon le quotidien anglais, qui cite une récente étude, New Delhi est en quatrième position des villes les plus dangereuses en ce qui concerne la sécurité des femmes dans les transports.

Les histoires sordides de ces dernières années le prouvent. En décembre 2012, par exemple, tout le monde se souvient du viol collectif et du meurtre d'une étudiante de 23 ans par six personnes. La jeune femme, accompagnée de son compagnon, avait été emmenée à l'arrière d'un minibus. Son décès quelques jours plus tard avait bien évidemment suscité la colère de milliers de personnes descendues dans la rue pour réclamer des mesures concrètes visant à mettre fin à ce fléau.


"Je vais essayer de bien faire mon travail et j'espère inciter d'autres femmes à se présenter et à occuper des emplois qui sont toujours effectués par des hommes. Les femmes font face à beaucoup de harcèlement dans les bus, avoir une chauffeuse pourrait rendre les choses plus faciles".