Ce que je voudrais dire aux hommes : Eh bien, vous vous améliorez ! Vous participez bien plus aux corvées ménagères qu’auparavant. C’est un progrès !

Le fait est que beaucoup de femmes sont modestes, très sévères avec elles-mêmes et manquent un peu de confiance en elles. Bon nombre d’entre elles ne postuleront jamais d’elles-mêmes pour une promotion ou une augmentation de salaire. Donc si vous êtes un patron, vous devez chercher attentivement les femmes de valeur dans votre organisation. Elles y sont présentes mais, souvent, elles ont besoin d’un petit coup de pouce. Elles ont besoin d’être découvertes. Donnez-leur leur chance !

Mon conseil aux femmes qui aspirent à occuper des fonctions plus importantes est celui-ci : observez l’homme qui occupe ce poste. S’il peut le faire, pourquoi n’en seriez-vous pas capable ?

La diversité bénéficie aux entreprises. Donc si vous êtes un homme membre d’un conseil d’administration, soyez très vigilant sur ce point. Y a-t-il un équilibre entre hommes et femmes ? La représentation au conseil est-elle légèrement déséquilibrée ? Epouvantablement disproportionnée même ?

Ayez également à l’œil la culture même de l’entreprise. Existe-t-il des barrières qui découragent les femmes compétentes ? Regardez attentivement, car ces obstacles n’apparaissent pas toujours de manière évidente aux yeux d’un homme !

J’aimerais voir les politiciens prendre l’initiative de demander à toutes les organisations qui ont le droit de désigner des personnes dans les organismes publics de nommer systématiquement un homme et une femme. Cela rendrait ces organisations plus conscientes de la nécessité de rechercher les femmes qualifiées.

Sur le plan privé, c’est naturellement aux familles de décider comment elles s’organisent. Mais au niveau de la société, nous devons faire en sorte d’éliminer les obstacles à une représentativité plus équitable des hommes et des femmes. Tant que tout cela n’aura pas été accompli, célébrer la journée du 8 mars garde tout son sens.