"Le combat sans merci contre le terrorisme ne doit entamer ni les valeurs, ni le mode de vie" des démocraties, ont déclaré mardi lors d'un entretien téléphonique le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, selon un communiqué publié par la présidence française.

Au lendemain de l'attentat au camion-bélier qui a fait 12 morts sur un marché de Noël à Berlin, "le président de la République et la chancelière ont confirmé la pleine mobilisation des services de sécurité français et allemands pour lutter contre le fléau du terrorisme, et la mise en oeuvre des mesures décidées au niveau européen", selon ce communiqué.

"Ils sont convenus que ce combat sans merci contre le terrorisme ne devait entamer ni les valeurs ni le mode de vie que les démocraties ont choisis", poursuit-il.

Le président français, qui a appelé la chancelière, lui a exprimé à nouveau "sa plus profonde compassion, son amitié et la solidarité de la France tout entière". "Les Français savent l'importance de ces marques de soutien durant les heures sombres du deuil", a-t-il souligné.

Le carnage provoqué lundi soir par un camion lancé contre la foule dans la capitale allemande a eu un retentissement tout particulier en France, le pays d'Europe le plus ciblé par les jihadistes depuis près de deux ans et qui vit sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence.

Le dernier attentat de masse en France avait également été perpétré avec un poids lourd fonçant sur une foule rassemblée au soir de la fête nationale à Nice (sud-est). L'attaque, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), avait fait 86 morts.


L'ONU condamne "l'attentat terroriste" de Berlin

Le Conseil de sécurité ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon ont condamné mardi l'"attentat terroriste" survenu la veille à Berlin, lorsqu'un camion a foncé dans la foule rassemblée sur un marché de Noël, faisant au moins 12 morts.

L'attaque, qui rappelle celle au camion-bélier commise le 14 juillet à Nice (86 morts), a également été qualifiée d'"acte terroriste" par la chancelière allemande Angela Merkel.

Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil ont dénoncé "l'attentat terroriste barbare et lâche" dans la capitale allemande.

Ban Ki-moon a lui aussi évoqué un "attentat terroriste" et présenté ses condoléances aux familles des victimes, dans un communiqué de son porte-parole.

Le patron des Nations unies "espère que toute personne impliquée dans la perpétration de ce crime épouvantable sera rapidement traduite en justice".

La police de Berlin a indiqué mardi que le conducteur du camion était "probablement" en fuite, après avoir dans un premier temps affirmé avoir arrêté l'auteur présumé de l'attaque qui a également fait 48 blessés selon le dernier bilan.