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La cheffe de l'exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a présenté mardi ses "plus sincères excuses" pour la crise provoquée par un projet de loi ouvrant la voie à des extraditions vers la Chine continentale. "Je dois assumer personnellement la plus grande part de responsabilité" pour ce qui "a conduit à des controverses, des différends et de l'inquiétude dans la société", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

"Je présente mes plus sincères excuses à tout le peuple de Hong Kong", a ajouté Mme Lam qui avait déjà offert des "excuses" dimanche pour avoir semé le trouble dans le territoire.

Le projet de loi a provoqué des manifestations géantes dans l'ancienne colonie britannique, plongée dans l'une de ses pires crises politiques avec des appels à la démission de Mme Lam.

Mme Lam a suspendu ce projet le 15 juin après des manifestations d'une ampleur record les 9 et 12 juin, émaillées d'affrontements entre la police et certains manifestants. Mais le lendemain près de deux millions de manifestants - plus du quart de la population -, selon les organisateurs, défilaient en exigeant le retrait définitif du projet et sa démission.

Mme Lam, à laquelle Pékin a réaffirmé lundi son soutien, a affirmé vouloir "continuer à travailler très dur (...) pour répondre aux aspirations de la population de Hong Kong".

Selon ses détracteurs, le projet de loi placerait la population à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste. Les milieux d'affaires craignent que la réforme nuise à l'image internationale et à l'attractivité de la place financière.