Les députées de la majorité sont arrivées en retard en séance mercredi pour protester contre l'insulte sexiste subie la veille par Véronique Massonneau, ce qui a provoqué des applaudissements à gauche et le départ furieux et bref de la plupart des députés de droite.

Lors du débat sur les retraites mardi soir, la députée écologiste Véronique Massonneau avait été chahutée lors de son intervention par des imitations, en provenance des bancs de l'UMP, du caquetage d'une poule.

A la suite de l'arrivée volontairement en retard des élues de gauche, sous les applaudissements de leurs homologues masculins de la majorité, les élus de droite ont brièvement quitté l'hémicycle.

Par la suite, tout en reconnaissant "un incident cette nuit tout à fait regrettable", le président du groupe UMP Christian Jacob s'en est vivement pris au président de l'Assemblée Claude Bartolone qu'il a accusé d'être "caution" d'une "mascarade" et d'une "théâtralisation".

"Je voudrais adresser au nom de très nombreux d'entre nous nos amitiés à Véronique Massonneau. J'ai convoqué une conférence des présidents de groupe à 16h15 pour tirer les leçons des événements qui se sont déroulés hier soir", avait dit auparavant M. Bartolone.