M. Salehi, dans une interview à la télévision d'Etat, n'a pas précisé à quel rythme ces nouvelles centrifugeuses seraient installées à Natanz (centre de l'Iran), qui peut accueillir 60.000 machines.

Vendredi, le président Mahmoud Ahmadinejad a dévoilé la maquette d'une centrifugeuse de troisième génération, six fois plus puissante que celles de première génération et que Téhéran espère pouvoir installer à partir du printemps 2011.

L'enrichissement d'uranium est au coeur depuis plusieurs années d'un affrontement entre l'Iran et la communauté internationale, qui craint que Téhéran, en dépit de ses dénégations répétées, ne cherche à se doter de l'arme nucléaire.

L'Iran a déjà produit plus de deux tonnes d'uranium faiblement enrichi (3,5%) avec quelque 8.600 centrifugeuses de première génération installées à Natanz, selon les estimations de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Téhéran a lancé en février la production d'uranium hautement enrichi (à 20%) dont il dit avoir besoin pour son réacteur de recherche médicale, après avoir rejeté une proposition russo-occidentale d'échanger son uranium faiblement enrichi contre du combustible pour ce réacteur.

La décision iranienne a provoqué un tollé chez les Occidentaux, qui ont entamé des discussions avec la Chine et la Russie pour l'imposition de nouvelles sanctions internationales contre Téhéran, déjà visé par trois trains de sanctions de l'ONU.