À peine les noms des nouveaux visages du gouvernement français annoncés, l'opposition montait déjà au créneau pour en pointer les casseroles.


Première victime, Sibeth Ndiaye, proche collaboratrice d'Emmanuel Macron, qui a été nommée secrétaire d'État porte-parole du gouvernement. La trentenaire, qui fait partie avec Amélie de Montchalin aux Affaires européennes et Cédric O aux Affaires numériques des "trois symboles d'une nouvelle génération qu'Emmanuel Macron a envie de porter", selon un proche du président au Parisien.

Pourtant, la nomination de Sibeth Ndiaye en particulier divise la Macronie. Une surprise pour beaucoup, puisque des rumeurs laissaient présager un écart présidentiel. "Depuis deux ans, Sibeth ne s’est pas fait que des amis dans les couloirs du pouvoir", déclare un proche du gouvernement, toujours dans les colonnes de nos confrères.

Mais le plus embêtant pour la jeune femme, ce sont ces mots prononcés en juillet 2017, relayés à l'époque par l'Express. Ceux-ci ont rejailli sur Twitter, peu après le remaniement, dimanche soir. "J'assume parfaitement de mentir pour protéger le président", déclarait-elle alors.


Nos confrères des Inrocks mentionnent également ces échanges houleux qu'elle entretenait avec certains journalistes, alors qu'elle était conseillère de communication de l'Élysée. "Après un papier qu'ils n'ont pas aimé, j'ai été blacklisté", témoignait un journaliste. "J'ai reçu des pressions lunaires", ajoutait un autre. Dans l'article de l'Express, elle se défendait: "Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d'interprétation."


Les propos ont notamment été ciblés par le Rassemblement national et diffusés sur les réseaux sociaux par les cadres du parti. Les Républicains ne sont pas non plus en reste: "Tout s'arrange en macronie: Sibeth Ndiaye nommée porte-parole du gouvernement! C'est elle qui avait déclaré que, pour “protéger le président, j'assume parfaitement de mentir” et qui, à la mort de Simone Veil, avait écrit “Yes, la meuf est dead”. Ça promet..", a déclaré Gilles Platret, porte-parole du parti de droite. Pour les Insoumis, il s'agit d'une "provocation à peine déguisée."