"C'est une arrestation qui viole toutes les conventions internationales", dénonce Juan Branco - l'avocat en charge de la défense de Julian Assange depuis plusieurs années - après l'arrestation de ce dernier par la police britannique à Londres. C'est à l’ambassade d'Equateur, qui avait concédé l'asile à Julian Assange depuis 2012, que les faits se sont passés.

"Il faut faire en sorte d'empêcher que le Royaume-Uni soit complice de cette arrestation", ajoute-t-il.

"Julian Assange est dans une condition physique vraiment précaire depuis qu'il vit enfermé dans cette ambassade. Il faut éviter qu'il se retrouve incarcéré à vie par les Etats-Unis, car c'est l'objectif derrière cette arrestation. Il est de la responsabilité de tous, citoyens, journalistes, politiques, de faire en sorte de libérer Julian Assange. Il a juste fait son devoir de journaliste en informant la population", nous dit-il.

Pour rappel, Julian Assange avait fondé Wikileaks en 2006 et avait depuis révélé des millions de documents et d'informations sensibles, en particulier par rapport aux États-Unis, dont une bavure militaire en Irak qui avait mis le feu aux poudres. Julian Assange va "contester et combattre" la demande d'extradition américaine, a déclaré pour sa part Jennifer Robinson, une autre avocate d'Assange.

"Une décision souveraine", selon l'Équateur

De son côté, l'Equateur se justifie du retrait du statut d'asile à Julian Assange. Selon le président équatorien, des "violations répétées des conventions internationales et des protocoles de la vie quotidienne" sont à l'origine de cette décision. C'est ce qu'il a annoncé sur Twitter.



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