Julian Assange va faire son apparition dans le monde politique australien. Selon le Sidney Morning Herald, le fondateur de WikiLeaks souhaiterait se présenter aux élections sénatoriales de son pays d'origine. Pour se faire élire le 30 novembre 2013, Julian Assange serait en train de créer le parti WikiLeaks. Il annonce même qu'un « certain nombre de personnes admirées du public australien » seraient prêtes à se présenter avec lui. Son parti se retrouvera dans la continué de WikiLeaks: il travaillera sur l'amélioration de la transparence au sein des gouvernements et luttera contre les atteintes à la vie privée.

Cependant, Julian Assange est enfermé, depuis 6 mois, dans l'ambassade équatorienne de Londres. Il tente d'éviter une extradition vers les États-Unis qui l'accusent d'espionnage, et vers la Suède pour une affaire de viol. Pour parvenir jusqu'au Sénat australien, il compte devenir « électeur vivant à l'étranger ».

Ce statut lui permettrait de devenir candidat, malgré sa situation sans issue, dans l'ambassade équatorienne. Pour cela, Julian Assange doit faire face à plusieurs conditions qu'il pense pouvoir remplir...dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud ou de l'État de Victoria. Il se présentera dans l'un ou l'autre, en fonction de ses chances d'être élu.

Un mandat de parlementaire ne règlerait pas sa situation compliquée. D'après Foreign Policy, les sénateurs australiens ne possèdent pas d'immunité parlementaire. Il resterait donc enfermé. « En cas de victoire, il désignerait une personne qui siégerait à sa place au Sénat », explique le Sidney Morning Herald. Il profiterait tout de même des avantages de son mandat. « Les sénateurs ne peuvent pas être attaqués en justice, ou poursuivis, pour quelque chose qu'ils disent ou font dans le cadre de leur mandat parlementaire », annonce Foreign Policy.

Ce privilège devrait s'avérer utile pour son entreprise WikiLeaks.