De Benoît Lutgen à Olivier Chastel, en passant par Willy Borsus et Céline Frémault, 14 personnalités politiques dévoilent pour qui elles voteraient ce dimanche lors du second tour des primaires en France.


René Collin, ministre wallon de l’Agriculture (CDH): “Juppé”

“Le programme d’Alain Juppé semble plus réaliste et sa personnalité plus rassembleuse.”


Christine Defraigne, présidente du Sénat (MR): “Juppé”

“Si je devais voter, je serais bien embêtée parce que la droite française a une vision très conservatrice et traditionaliste de la société. Par élimination, j’opterais pour Alain Juppé.”

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Benoît Lutgen, président du CDH: “Juppé”

“J’apprécie beaucoup la personnalité très ‘présidentielle’ de François Fillon. Toutefois, je voterais Alain Juppé pour son programme qui est plus crédible et pour son approche ‘chiraquienne’ qui rassemble la France.”


Alain Destexhe, député Bruxellois (MR): “Fillon”

“Je soutiens à fond Fillon. Je l’ai rencontré deux fois. Il est libéral et conservateur : c’est parfait pour moi. Son livre ‘Vaincre le totalitarisme islamique’ est excellent; en plus, il me cite. C’est l’homme de la situation.”

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Céline Fremault, ministre bruxelloise (CDH): “Juppé”

“Juppé incarne l’ouverture et prône notamment l’égalité hommes-femmes, j’y suis évidemment sensible. Les valeurs ultralibérales sur le plan économique, et conservatrices sur le plan de la famille, de Fillon ne sont pas les miennes.”


Pierre-Yves Jeholet, chef de groupe au Parlement wallon (MR): “Fillon”

“ Au premier tour, j’aurais voté Sarkozy mais à présent je suis pour François Fillon parce que je suis convaincu par son programme socio-économique et sur ses propositions en matière de sécurité. Sur la politique étrangère, il était rassurant lors du dernier débat. Un petit bémol au niveau sociétal où je le trouve trop conservateur. Juppé, on constate qu’à cet âge-là, il devient plus difficile de faire rêver.”


Willy Borsus, ministre des Indépendants (MR): “Juppé”

“C’est celui qui est, selon moi le plus proche de nos idées. De plus, je le trouve moins clivant. Enfin, je préfère son approche sur les questions environnementales, de climat et de santé.”

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Olivier Chastel, Président du MR: “Juppé”

Partisan du “libéralisme social” au sein du MR, Olivier Chastel préfère Alain Juppé, jugé plus proche de ses idées au niveau programmatique.


Jean-Luc Crucke, député wallon (MR): “NKM”

Jean-Luc Crucke affirme que, s’il avait été français, il ne serait pas allé voter au second tour des primaires à droite. Il reste sur son premier choix : Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).


Marie-Martine Schyns, ministre de l’Education (CDH): “Juppé”

“Entre Juppé ou Fillon ? Le centriste François Bayrou… Mais s’il faut faire un choix entre les deux, alors Juppé parce qu’il est plus proche du centre et pour le coup de cœur que j’ai eu pour sa ville de Bordeaux, dont il a réussi la transformation.”


Alda Greoli, ministre de la Culture (CDH): "Juppé"

“Juppé, sans hésiter, car il a le programme le plus cohérent et le plus innovant.”


Maxime Prévot, vice-Président wallon (CDH): “Juppé”

“Je me sens plus proche d’Alain Juppé du point de vue du contenu, même si, lors du dernier débat, François Fillon m’est apparu plus convaincant sur la forme.”

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Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre: “Les deux”

“Pour autant qu’il y ait alternance au président Hollande et que le barrage soit fait aux extrêmes, on s’accommodera de l’un comme de l’autre.”


Et chez DéFi...

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Olivier Maingain, président de Défi:  “Juppé”

“Ma préférence va certainement à Alain Juppé. Il est rassurant et représente le libéralisme social dont DéFI se réclame aussi. Il s’en est revendiqué lors du dernier débat. Il est davantage conscient des évolutions de la société et des difficultés que rencontrent les citoyens. Il a compris la nécessité de mener des réformes en profondeur tout en veillant à la justice sociale. Il n’est pas figé comme François Fillon dans une conception très traditionnelle et peu moderne de la société française.”