L'AIEA a critiqué la réaction du Japon après l'accident de Fukushima, qui n'a notamment pas mis en oeuvre la convention d'assistance prévue par l'agence en cas d'accident nucléaire, selon un rapport qui doit être publié lundi lors d'une conférence sur la sécurité nucléaire. µ

L'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) souligne que Tokyo aurait dû recourir à cette convention après le séisme et le tsunami qui ont endommagé les installations nucléaires de la centrale de Fukushima, selon un rapport dont l'AFP a eu connaissance.

Cette convention sur l'assistance en cas d'accident nucléaire régit la coopération entre Etats et avec l'AIEA pour organiser l'aide, la sécurité et la communication le cas échéant.

Le Japon n'a jamais mis en oeuvre cette convention, dénonce l'AIEA dans son rapport rédigé sur la base d'une visite d'experts au Japon en mai.

Le pays n'a également pas correctement mis en oeuvre le principe, recommandé par l'AIEA, d'avoir des mesures de sécurité à plusieurs niveaux contre les menaces extérieures, selon le rapport.

Les normes de sécurité édictées par l'AIEA ne sont toutefois pas contraignantes pour les Etats membres.

Le 11 mars dernier, un séisme et un tsunami géant ont dévasté le nord-est du Japon, endommageant fortement la centrale Fukushima Daiichi (N°1).

Une conférence sur la sécurité nucléaire après la catastrophe de Fukushima, organisée par l'AIEA, se tiendra à Vienne de lundi à vendredi prochains. Le rapport définitif des experts qui se sont rendus au Japon y sera remis aux 151 Etats membres.