L'armée belge a maintenu mercredi les mesures de sécurité renforcées qu'elle avait prises mardi après-midi à la suite du triple attentat perpétré aux Etats-Unis au moyen de quatre avions détournés, a-t-on appris de source militaire.

Les consignes en vigueur mercredi ont maintenu le degré d'alerte 'Bravo', dit de "vigilance accrue", a expliqué un porte-parole. Ce degré d'alerte, qui implique un renforcement en hommes des dispositifs de garde, ainsi qu'un contrôle accru aux entrées et sorties de quartiers militaires, a succédé mardi à la phase "normale" de surveillance 'Alpha'.

La phase d'alerte trois, baptisée 'Charlie' et qui prévoit le rappel de personnel, le port de l'arme individuelle, du casque et du gilet pare-balles, n'a pas été déclenchée.

Quatre degrés d'alerte existent, allant d''Alpha' à 'Delta' (quasi équivalent à une situation de guerre) en passant par 'Bravo' et 'Charlie'. A titre de comparaison, lors de la guerre du Kosovo (24 mars-10 juin 1999), plusieurs installations militaires belges impliquées dans l'opération de l'OTAN contre la Yougoslavie avaient un moment été placées en degré d'alerte 'Alpha +'.

Le porte-parole a d'autre part indiqué qu'au total quatre - et non deux, comme annoncé initialement - chasseurs F-16 avaient été mis en alerte sur les bases aériennes de Florennes et de Kleine-Brogel. Ils doivent être prêts à prendre l'air en moins de quinze minutes.

Cette mesure, baptisée QRA ("Quick Reaction Alert"), avait été en vigueur durant toute la Guerre froide et même au-delà, pour des missions de police du ciel - l'interception d'un appareil suspect ou l'assistance à un avion en difficulté. Elle avait été toutefois abrogée l'an dernier, selon l'état-major de la Force aérienne.

La sécurité a également été renforcée au centre-radar (CRC) de Glons, entre Liège et Tongres, et à la station radar de Semmerzake (Flandre orientale), qui ont intensifié leur surveillance de l'espace aérien belge selon une procédure prévue.