L’organisation internationale pour les droits de l’enfant et la fin de leur pauvreté, Plan, a publié le 22 septembre son quatrième rapport de la série "Parce que je suis une fille". Cette série étudie la situation des filles dans le monde en 2010 sous l’angle des nouvelles technologies et des villes en mutation.

Si les filles ont plus de chances d’aller à l’école en habitant en ville et ont accès à de meilleurs soins de santé, elles connaissent cependant la pauvreté, les mauvaises conditions sanitaires et le harcèlement sexuel. Pour Nikki Van der Gaag, coauteur des quatre rapports, "il faut insister sur le fait que ces filles sont les femmes de l’avenir et il faut investir en elles. Il faut les écouter car souvent on écoute plus les garçons. Peut-être parce qu’ils crient plus fort " Et l’auteure de regretter que les régions du monde où les filles sont les plus victimes de ces problèmes soient "les régions les plus pauvres. L’Afrique particulièrement".

Les nouvelles technologies présentent cependant de nombreux avantages pour elles : elles leur permettent, notamment, de rester en contact avec les autres, d’acquérir des connaissances mais également d’être en sécurité. Nikki Van der Gaag, qui a travaillé en Egypte, assure qu’avoir un GSM pour les adolescentes est synonyme de sécurité - "il y a même une ligne mise en place par le gouvernement pour qu’elles appellent en cas de danger". Cependant, une meilleure formation des jeunes sur les dangers des nouvelles technologies reste nécessaire. "Il faut de la prévention", souligne l’auteure, et "l’éducation, c’est la clé". Quand on sait qu’en 2030 environ 1,5 milliard de filles vivront dans les zones urbaines, on comprend l’urgence de l’amélioration de leurs conditions de vie.