International

L'étau se resserre autour des coupables et de leurs complices

AFP

Publié le - Mis à jour le

La police fédérale resserre son étau sur la nébuleuse terroriste aux Etats-Unis et à l’étranger, se concentrant en outre ouvertement sur le réseau tentaculaire dirigé par Oussama ben Laden depuis l’Afghanistan.

Le secrétaire d’Etat Colin Powell a d’ailleurs lancé vendredi un appel sans ambiguïté à l’adresse de ce pays qui accorde refuge au milliardaire saoudien défiant depuis une dizaine d’années la puissance américaine.

«Dans la mesure où vous accordez un refuge aux organisations comme celle dirigée par Oussama ben Laden... vous devez comprendre que vous ne pouvez séparer vos activités de celles des criminels », a-t-il lancé à l’intention des taliban.

L’enquête, qui porte depuis vendredi le nom de code «PENTBOMB », progresse. Dans ce contexte, le FBI a rendu public une liste des 19 pirates de l’air qui se trouvaient à bord des quatre appareils qui se sont écrasés à New York, à Washington et en Pennsylvanie.

Une partie de ces individus est connue des services de renseignement américains comme appartenant au mouvement islamiste du Jihad islamique, dont la direction est directement liée au réseau al-Qaïda de ben Laden.

D’autres seraient des activistes de mouvements islamistes algériens, également dans la nébuleuse ben Laden, selon des experts américains du terrorisme.

Selon CNN, les enquêteurs examinent également l’implication d’Imad Mughaniyah, l’un des fondateurs du Hezbollah libanais, qui pourrait avoir des connexions avec al-Qaïda.

La plupart des pirates de l’air ont entre 20 et 33 ans.

Sept d’entre eux sont des pilotes professionnels ou ont suivi des cours de pilotage aux Etats-Unis. Parmi eux, au moins un totalisait 300 heures de vol sur appareil commercial et deux autres auraient participé à un programme d’échange militaire avec les Etats-Unis, a indiqué une source militaire américaine citée par la chaîne de télévision CNN.

Tous avaient acheté leurs billets d’avion aux Etats-Unis et la plupart menaient en Floride une existence paisible depuis environ un an, avec femmes et enfants. Le jour des attaques, ces derniers se sont d’ailleurs rendus normalement à l’école.

«Le FBI a en outre transmis une liste de plus de 100 noms à différentes agences gouvernementales. Ce sont des personnes que le FBI souhaiterait interroger car elles peuvent être détentrices d’informations susceptibles de contribuer à l’enquête », a affirmé vendredi John Ashcroft, l’Attorney general (ministre de la Justice).

Le directeur du FBI, Robert Mueller, a indiqué que ses 7.000 hommes disséminés aux Etats-Unis et dans le monde étaient lancés sur plus de 36.000 pistes, dont 30.000 obtenus grâce à l’internet, 3.800 par téléphone, et 2.400 par le biais des antennes de la police fédérale.

Une trentaine de mandats de perquisition et des centaines de convocations ont été émis par la police fédérale à travers les Etats-Unis. «Des ordinateurs ont été saisis ainsi que des documents que nous examinons », a précisé le chef du FBI.

Il a souligné que ses agents n’avaient à ce stade de l’enquête procédé à aucune arrestation de suspects.

La découverte de boîtes noires de l’avion qui s’est écrasé sur le Pentagone et de celui qui s’est abîmé en Pennsylvanie, n’a pour l’heure pas donné de résultats.

A l’étranger, l’enquête redouble également d’intensité.

A Bruxelles, un homme soupçonné de préparer un attentat contre des intérêts américains en Europe, a été inculpé vendredi de «tentative de destruction d’édifice par explosion ».

Il faisait partie d’un groupe de quatre personnes arrêtées jeudi matin à Bruxelles et «appartenant à la mouvance islamiste radicale ».

Un Omanais interrogé à Manille pour avoir filmé l’ambassade des Etats-Unis trois jours avant les attentats de New York et Washington aurait apparemment été à bord d’un des avions suicide.

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci