Valérie m'a Tweeter. Voilà comment, avec une référence à l'affaire Omar Raddad, Ségolène Royal semble résumer sa défaite face à Olivier Falorni à La Rochelle. Le tweet de soutien de la première dame de France au candidat dissident a été l'unique sujet de Une des médias hexagonaux la semaine dernière. Aujourd'hui, après avoir affirmé qu'elle ne "voyait pas en quoi cela posait problème", l'heure est aux regrets.

Des regrets sans doute guidés par les remontrances des grandes pontes du Parti Socialiste et les sondages défavorables. En effet, selon ces derniers, 81% des sympathisants socialistes et 72e % des femmes condamnent le tweet. Et au total, ce sont 69% de Français qui désapprouvent l'initiative.

Selon Le Parisien, Valérie Trieweiler aurait avoué à l'une de ses confidentes "avoir commis une erreur en envoyant ce message". Et selon une autre amie, "Elle n'a pas bien calculé les conséquences que son tweet aurait sur l'autorité du chef de l'Etat, sur le PS, sur ses enfants et ceux de François Hollande". Plutôt étonnant pour une journaliste censée connaître les pièges de ce genre de sortie médiatique…

François Hollande a vu, à l'insu de son plein gré, sa "présidence normale" se transformer en épisode des "Feux de l'amour" . Plutôt embêtant, lorsqu'on sait qu'il a critiqué le mélange des genres qui était de rigueur lors du mandat de son prédecesseur. Autant dire qu'à l'avenir, Valérie Trieweiler veillera à tourner sept fois son tweet dans sa bouche, avant de le publier.