Le général Jalali n'a donné aucune précision sur les cibles de ce virus, ni sur ses effets, ni sur les conditions ou la date de sa découverte. Il n'a pas avancé non plus d'hypothèse sur sa provenance possible.

"Certaines caractéristiques du virus +Stars+ ont été identifiées, notamment le fait qu'il est compatible avec les systèmes qu'il infecte", ce qui le rend difficile à détecter, a-t-il simplement indiqué.

L'Iran a déjà été victime en 2010 d'un autre virus informatique baptisé Stuxnet et apparemment destiné à perturber certaines installations nucléaires iraniennes.

Stuxnet a infecté plus de 30.000 ordinateurs industriels, et il a notamment entraîné à l'automne l'immobilisation d'une partie des centrifugeuses produisant de l'uranium enrichi dans l'usine de Natanz (centre), ont reconnu les autorités iraniennes.

M. Jalali avait accusé nommément le 16 avril les Etats-Unis et Israël d'être à l'origine de Stuxnet, une hypothèse dès le début largement évoquée par de nombreux experts occidentaux.

L'enrichissement d'uranium est depuis plusieurs années au coeur d'un conflit opposant l'Iran à la communauté internationale, qui soupçonne le programme nucléaire iranien de dissimuler des objectifs militaires malgré les démentis répétés de Téhéran.

M. Jalali a indiqué lundi que les experts iraniens cherchaient toujours à éliminer totalement Stuxnet.

"Le fait d'avoir contenu le virus Stuxnet ne signifie pas que la menace a été totalement éliminée, car les virus ont une certaine durée de vie et il se peut qu'ils poursuivent leur activité en se transformant", a-t-il précisé à Mehr.