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Les Nations unies se sont dites prêtes lundi à employer "la force armée" pour arrêter l'avancée des rebelles vers Goma, après que d'intenses combats ont eu lieu près de cette ville de l'est de la République démocratique du Congo.

Kinshasa avait au préalable annoncé que 120 rebelles et 10 soldats ont été tués depuis dimanche lors de combats entre l'armée gouvernementale et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), près de Goma, la capitale de la province du Nord Kivu.

Ces affrontements ont débuté dimanche après-midi à Mutaho, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, et se sont poursuivis lundi matin.

Selon la mission de l'ONU en RDC (Monusco), le M23 a renforcé ses positions autour de la ville à l'aide d'"artillerie lourde" et d'un blindé.

L'ONU, qui entretient 17.000 casques bleus en RDC, a récemment créé une brigade d'intervention de 3.000 hommes dont le mandat est de combattre et de désarmer les groupes armés parmi lesquels le M23.

Cette brigade qui sera composée de soldats tanzaniens, sud-africains et malawites, se met lentement en place et devrait selon des sources occidentales n'être pleinement opérationnelle que fin août.

La mission de l'ONU en RDC "a placé ses troupes en état d'alerte. (Elle) se tient prête à prendre toutes les mesures nécessaires et cela comprend l'usage de la force armée dans le but de protéger les populations civiles", a indiqué Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU.

"Toute tentative du M23 de se diriger vers Goma sera considérée comme une menace directe contre les civils", a-t-il ajouté.

Le M23 avait occupé Goma pendant une dizaine de jours en novembre dernier puis quitté la ville sous la pression des pays de la région en échange de négociations avec le gouvernement.

Le M23 est constitué d'ancien militaires congolais, essentiellement rwandophones, qui se sont mutinés et ont trouvé, selon la RDC et les Nations unies, un appui en hommes et en munitions des gouvernements ougandais et rwandais. Ces deux pays nient toute assistance au M23.