L'Union européenne s'engage à agir pour éradiquer la pratique des mutilations génitales féminines, un crime particulièrement brutal, a affirmé dimanche la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

"L'Union européenne condamne cette pratique abominable, véritable offense à la dignité de centaines de milliers de femmes et de filles", a rappelé Mme Ashton dans un communiqué conjoint avec Viviane Reding, commissaire européen chargée de la défense des droits humains, à l'occasion de la 8e Journée internationale de tolérance zéro envers les mutilations génitales féminines.

"Aujourd'hui, nous réaffirmons notre engagement à agir contre ce crime particulièrement brutal", ont assuré les deux responsables européennes. "Nous estimons qu'il est de notre devoir de protéger les filles et les femmes contre le risque de subir une telle mutilation et d'aider à adoucir la peine des femmes qui vivent avec cette horrible blessure physique et mentale", ont-elles ajouté.

La pratique des mutilations génitales féminines s'est étendue ces dernières années aux pays occidentaux en raison de l'accroissement des flux migratoires, a déploré vendredi dernier le directeur général de l'Organisation internationale des migrations (OIM).

Selon l'OIM, les mutilations génitales féminines (MGF) affectent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde. A ce jour, 19 pays africains et 12 pays européens, ainsi que l'Australie, le Canada, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande ont légiféré contre les MGF.