Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a affirmé mercredi qu'il était "grand temps de dialoguer", dans "le respect de la Constitution" espagnole, afin de résoudre la grave crise politique en Catalogne.

"Il est grand temps de dialoguer, de parler, de trouver une voie en dehors de l'impasse et de travailler conformément à l'ordre constitutionnel espagnol", a plaidé M. Timmermans, lors d'un débat d'urgence devant les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg (est de la France).

"Il est nécessaire de dégager un accord commun pour aller de l'avant en Espagne", a-t-il ajouté.

Dans sa déclaration, le numéro deux de l'exécutif européen s'est livré à un plaidoyer en faveur de l'Etat de droit, en apportant un soutien appuyé au gouvernement de Madrid.

"La tâche de respecter et défendre l'Etat de droit peut parfois nécessiter un usage proportionné de la force", a-t-il souligné, en évoquant les violences -- des "images qui nous ont beaucoup attristé", a-t-il dit -- ayant émaillé le référendum d'autodétermination de dimanche en Catalogne.

Ce débat "d'urgence", consacré à la crise catalane, a été rajouté au dernier moment à l'ordre du jour des travaux parlementaires à Strasbourg.

Sur proposition de trois des principaux groupes politiques au Parlement - les conservateurs, les socialistes et les libéraux -, ce débat a pour thème: "Constitution, Etat de droit et droits fondamentaux en Espagne, à la lumière des récents événements en Catalogne".

Cet intitulé avait été préféré à un titre plus critique envers Madrid, qu'avaient proposé les Verts: "Violences policières contre des citoyens pacifiques en Catalogne".

Ce débat survient alors que la Commission européenne a été critiquée pour être restée trop longtemps silencieuse face à la crise catalane.