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La cheffe de l'exécutif pro-Pékin de Hong Kong, Carrie Lam, a présenté dimanche "ses excuses" pour la façon dont le gouvernement a tenté d'adopter le projet de loi décrié sur les extraditions vers la Chine, provoquant "conflits et querelles". Accusée d'autoritarisme, Mme Lam a dû présenter dimanche soir "ses excuses" et reconnu que "les lacunes dans le travail du gouvernement ont entraîné beaucoup de conflits et de querelles dans la société hongkongaise et a déçu et tourmenté de nombreux citoyens".

"La cheffe de l'exécutif présente ses excuses aux citoyens et promet d'accepter les critiques avec le plus de sincérité et d'humilité possible", selon un communiqué de ses services

Celle-ci avait justifié la répression des manifestations par les actes de violence perpétrés par certains participants. Mais l'opposition l'accuse de s'être servie des agissements d'une infime minorité pour se déchaîner sur l'ensemble des protestataires, en grande majorité pacifiques.

Les organisateurs de la manifestation de dimanche, qui a draîné des centaines de milliers de personnes, exigeaient de Carrie Lam qu'elle remette définitivement au placard le projet de loi controversé. Ils réclamaient en outre sa démission ainsi que des excuses pour les violences policières.

"Retirez la loi maléfique!", ont scandé les protestataires. Comme ils l'avaient fait le 9 juin, avec un record de participants évalué à un million par les organisateurs, les manifestants ont défilé dans le coeur de l'île de Hong Kong pour gagner le Conseil législatif (LegCo: le Parlement local).

Selon ses détracteurs, le projet de loi placerait la population de l'ancienne colonie britannique à la merci du système judiciaire de Chine continentale, opaque et sous influence du Parti communiste. Les milieux d'affaires craignent que la réforme nuise à l'image internationale et l'attractivité du centre financier.