Claude Bartolone (PS) a fait savoir qu'il ne se représenterait pas en tant que député en juin prochain. "Après les résultats de la primaire, j’ai compris que nous étions entrés dans une nouvelle époque et j’ai considéré qu’il était indispensable de laisser la place à celles et ceux qui étaient, d’après moi, mieux à même d’écrire et de représenter ce nouveau temps politique", a-t-il indiqué au Monde.

Alors qu'à droite, François Fillon perd de nombreux soutiens après "l'affaire Penelope", le président de l'Assemblée nationale a également expliqué qu'il n'avait pas encore choisi qui il soutiendrait entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron (En marche !). Claude Bartolone estime qu'il a du mal à se reconnaître dans le projet du vainqueur de la primaire de gauche. "J’ai des divergences de fond avec lui, notamment sur la question de la fin du travail. J’ai pourtant tout fait, à mon poste, pour essayer de faciliter les rapprochements au sein du groupe socialiste, j’ai essayé même de nier le terme de frondeurs, parce qu’il me semblait important de continuer à conjuguer les trois temps du mitterrandisme : le débat, le compromis et le rassemblement."

Claude Bartolone estime malgré tout qu'"un choix collectif a été fait pour un candidat" et qu"il faut le respecter." tout en affirmant qu'il fallait "entendre aussi le mal-être de ceux qui se rendent bien compte que le théorème mitterrandiste n’est plus en vigueur, et qu’une part des électeurs sociaux-démocrates qui votent traditionnellement pour le PS ne se sent pas pleinement représentée."