A deux jours de la publication du rapport sur les soupçons de collusion entre Moscou et la campagne de Donald Trump, le président américain a encore dit mardi que la vraie victime, c'était lui. L'enquête russe est "la plus grande arnaque de l'histoire politique", a-t-il tweeté.

"Si les grands médias étaient honnêtes, ce qu'ils ne sont pas, cette histoire serait plus grosse et plus importante que le Watergate", a-t-il écrit, en référence au scandale politique des années 1970 qui a fait chuter le président Richard Nixon.

Le rapport du procureur spécial Robert Mueller, résultat d'une enquête de presque deux ans, sera rendu public jeudi dans une version expurgée de certains passages confidentiels ou susceptibles de porter atteinte à la réputation de témoins.

Robert Mueller avait conclu qu'il n'existait pas de preuve d'une entente entre l'équipe de Donald Trump et la Russie en 2016 pendant la campagne victorieuse du milliardaire républicain.

Mais le constat était plus nuancé sur l'obstruction à la justice, c'est-à-dire la possibilité que le président ait abusé de ses pouvoirs exécutifs pour empêcher ces investigations d'aboutir.

Pour cet aspect, le ministre de la Justice Bill Barr avait cité dans son résumé du rapport une phrase des conclusions de Robert Mueller: "Si ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l'exonère pas non plus".

Bien qu'il ait plusieurs fois répété avoir été innocenté par le rapport, le président Trump se montre combatif à l'approche de la publication.

"Pas de collusion - pas d'obstruction! ", a-t-il lancé dans un autre tweet mardi, après avoir appelé ses près de 60 millions d'abonnés sur Twitter à lire un éditorial du conservateur Andy McCarthy qui attaque l'enquête Mueller dans le New York Post. "A lire absolument", a-t-il souligné.