L'armée russe a annoncé jeudi avoir "détruit" des groupes rebelles qui se trouvaient dans la zone du crash de l'avion de guerre Su-24, abattu mardi par la Turquie, peu après une opération qui a permis le sauvetage d'un des deux pilotes. "Dès que notre pilote s'est trouvé en sécurité, les zones concernées ont essuyé pendant une longue durée des frappes massives des bombardiers russes et de l'artillerie des forces gouvernementales syriennes", a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov.

"Tous les terroristes et les autres groupes obscurs qui opéraient dans la région ont été détruits", a-t-il ajouté.

Selon le ministère, les groupes rebelles de la région recherchaient peu après le crash le pilote russe ayant survécu à l'aide d'"équipements spéciaux modernes de localisation".

L'ONG Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait déjà fait état mercredi d'une intensification des raids russes dans la province de Lattaquié (nord-ouest), où l'avion a été abattu, et dans le secteur d'un point de passage frontalier de la Turquie dans la province d'Alep (nord).

L'aviation turque a abattu mardi un avion russe Su-24 qui revenait d'une mission de combat près de la frontière syrienne. Ankara affirme que l'appareil volait dans son espace aérien et qu'il a été averti "dix fois en cinq minutes", tandis que Moscou assure qu'il survolait le territoire syrien et n'a pas été prévenu avant d'être touché.

Un des deux pilotes à bord a été tué depuis le sol alors qu'il descendait en parachute, selon Moscou. Le deuxième a regagné sa base après une opération de sauvetage. Une première opération avortée avait coûté la vie à un soldat russe.