Depuis plusieurs semaines, le candidat d'"En marche!" est présenté comme le favori de la présidentielle française. Bien qu'il reste en tête des sondages, son aura s'affaiblit et les écarts avec Jean-Luc Mélenchon et François Fillon s'amenuisent. Le proche entourage d'Emmanuel Macron s'en inquiète. Le Monde a d'ailleurs recueilli les réactions de quelques fidèles qui font part, pour la première fois depuis le début de la campagne, de craintes d'une candidature qui irait à vau-l’eau. D'autant que chaque candidat du centre a toujours été surévalué dans les enquêtes d'opinion.

"On est passé en quelques jours du 'on peut gagner' à 'on peut perdre', il y a beaucoup de tension, indique un Parlementaire "du premier cercle". Ajoutant que Macron "est noué de l’intérieur".

Un autre élu acquis à la cause d'Emmanuel Macron craint l’essoufflement et regrette que le scrutin n'ait pas lieu ce dimanche. "Il y a une semaine de trop !"

D'après Christophe Castaner, député (PS) des Alpes-de-Haute-Provence, le resserrement dans les sondages "nous oblige à plus de vigilance encore".

Selon Le Monde, dans le camp Macron, ça se chamaille pour savoir quel autre candidat attaquer. L'ancien ministre de l'Economie a fait de Marine Le Pen sa principale cible. Dans son entourage, certains estiment que cette stratégie n'a que trop duré et qu'il est désormais temps de s'en prendre bien davantage à François Fillon et de "siphonner" dans l’électorat de gauche pour "gêner Mélenchon". D'autres encore réclament une fin de campagne plus sereine : "Il faut positiver, faire de belles images, ne pas s’affoler", prône un élu.

Il reste en tout cas dix longs jours à tirer pour celui qui reste jusqu'à présent le favori...