Quelques centaines de personnes se sont rassemblées, samedi après-midi sur la place de la Liberté à Bruxelles, en solidarité avec le peuple birman. La plupart des manifestants étaient habillés de jaune, la couleur des démocrates birmans. De nombreux hommes et femmes politiques étaient également sur place.

"Nous voulons nous montrer solidaires des dizaines de milliers de Birmans qui s'élèvent contre la junte militaire depuis 10 jours et qui risquent leur vie pour montrer au monde entier qu'ils ne sont pas d'accord", a déclaré Gaëtan Vanloqueren, du collectif "Actions Birmanie". "Les manifestations, qui ont lieu en Birmanie, sont la seule chance de ramener la liberté dans le pays. La fonction symbolique de ces protestations est très importante pour l'ensemble de l'Asie. Si nous ne soutenons pas les manifestants birmans, il risque d'y avoir une répression militaire en vigueur pour les 20 prochaines années", a-t-il ajouté.

Les organisateurs ont exhorté les manifestants à encourager, par l'envoi d'e-mails, le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, et le Premier ministre, Guy Verhofstadt, à faire entendre leur voix au Conseil de sécurité de l'Onu. "Nous exigeons que les gouvernements qui sont actifs en Birmanie soient mis sous pression afin de geler leurs investissements tant que la junte militaire est au pouvoir", a encore ajouté Gaëtan Vanloqueren.

D'autres mobilisations

Des représentants de l'ensemble des partis démocratiques francophones et néerlandophones, à l'exception du MR et de l'Open VLD, étaient présents. Le président du PS, Elio Di Rupo, et la secrétaire fédérale d'Ecolo, Isabelle Durant, avaient fait le déplacement. Les organisateurs ont avancé le chiffre de 1500 participants. La police en a comptabilisé moins de 750.

Deux autres rassemblements sont encore prévus le mercredi 3 octobre, avec la remise d'une pétition devant l'ambassade indienne, située à Ixelles, et le samedi 6 octobre à 12 heures, place de la Liberté à Bruxelles. (Belga)