Le Bangladesh et la Birmanie ont entamé lundi un round de négociations sur les modalités du rapatriement d'une partie des 650.000 musulmans rohingyas qui ont fui la Birmanie depuis fin août, pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane. Sous la pression diplomatique, la Birmanie a promis de rapatrier les réfugiés s'ils peuvent prouver qu'ils habitaient auparavant en Birmanie.

Une condition qui s'annonce compliquée à remplir pour nombre d'entre eux qui n'ont souvent pas de papiers d'identités et ont du fuir leur village dans l'urgence.

Des responsables des deux pays se sont rencontrés dans la capitale birmane, Naypyidaw, lundi pour "régler les problèmes" liés au rapatriement, ont indiqué à l'AFP deux responsables bangladais, sous le couvert de l'anonymat.

Le Bangladesh entend renvoyer 100.000 Rohingyas à partir de la fin janvier, conformément à un accord entre les deux gouvernements.

De nombreuses associations caritatives et diplomates se demandent si les Rohingyas traumatisés accepteront de rentrer chez eux.

La plupart des réfugiés rohingyas approchés par l'AFP à l'intérieur des camps confirment qu'ils ne souhaitent pas rentrer chez eux et que l'Etat Rakhine n'offre pas de garantie de sécurité.

Les deux gouvernements ont signé un accord en novembre autorisant les rapatriements à compter du 23 janvier.