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Donald Trump continue d’entretenir le suspense sur sa future équipe gouvernementale, ayant fait défiler tout le week-end dans l’un de ses golfs des candidats potentiels, parmi lesquels Mitt Romney.

Directeur du Nieman Lab de l’université Harvard, prestigieux centre de recherches sur l’avenir du journalisme, Joshua Benton cerne le rôle que la presse aura à jouer dans l’Amérique du président Trump.

Comment couvrir ce gouvernement ?

La normalisation de ces gens et de leurs idées est le plus grand risque. Prenons la nomination de Steve Bannon. En début de journée, le site du "New York Times" n’a même pas remonté l’info en une, et le titre de l’article qui lui était consacré était anodin. Puis l’info est remontée et le titre a été changé pour décrire Bannon comme un "mogul des médias de droite". Ce qui est inexact. Puis ce titre-là a changé pour qualifier Bannon d’"agitateur", ce qui n’était pas complètement ça non plus, avant que le journal ne se décide enfin, notamment parce qu’il a fait l’objet de critiques sur les réseaux sociaux, à dire ce qu’il est : un raciste. Le "Washington Post" a fait à peu près la même chose. Les quatre prochaines années vont donc être un interminable combat : il faudra lutter pour qu’on ne dise jamais qu’une position ou une décision est "normale", sous prétexte que c’est celle du président.

Y a-t-il des mesures précises à prendre ?