Le Hamas, avant de devenir le premier parti politique de l'Autorité palestinienne, dominait sa scène islamiste, concurrencé seulement par le Jihad islamique, groupe extrémiste dont l'action est limitée à la lutte armée et qui a boycotté les élections. Le Hamas, par contre, a non seulement une branche armée, mais aussi une aile politique, en plus d'un réseau associatif d'aide aux plus démunis sur lequel il s'est appuyé pour forger sa popularité. Après les attentats du 11 septembre 2001, sous l'impulsion des Etats-Unis, le Hamas a été placé sur les listes noires américaine et européenne des organisations terroristes (lire en page 2). Les liens avec al Qaeda ne sont pourtant pas établis dans le chef du Hamas, soutenu par l'Iran, la Syrie et le Hezbollah chiite libanais.

© La Libre Belgique 2006