Il n'y a pas de risque de fuite radioactive, selon les autorités.

Le tremblement de terre, un des plus puissants enregistrés au Japon ces dernières années, est survenu à 10H13 locales (01H13 GMT; 03H13 HB) au large de la préfecture de Niigata, à 250 km au nord-ouest de Tokyo, a précisé l'Agence météorologique japonaise.

Il a entraîné des mini-tsunamis d'une hauteur de 50 centimètres et été suivi de nombreuses répliques, dont la plus puissante a atteint 5,6 sur l'échelle de Richter.

La zone la plus touchée est le port de Kashiwazaki, une ville de 100.000 habitants au bord de la Mer du Japon.

Les personnes décédées sont quatre femmes et trois hommes, tous des septuagénaires ou octogénaires, qui ont succombé à leurs blessures, a précisé la police.

Près de 650 personnes ont été hospitalisées. Plus de 300 habitants privés de foyer sont hébergés dans des abris.

Un début d'incendie s'est produit dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, située à proximité de l'épicentre du séisme, mais aucune contamination radioactive n'est à craindre, selon la compagnie électrique.

"Le feu s'est déclaré dans un transformateur. Il n'y a pas de risque immédiat de fuite radioactive", a assuré un porte-parole de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), précisant que les réacteurs s'étaient automatiquement arrêtés pendant le séisme.

Les chaînes de télévision ont montré des images de fumées s'élevant au dessus de la centrale. Elles ont également montré des maisons de bois écroulées, des ponts abîmés et d'énormes crevasses sur le sol.

"Quand la secousse a frappé, j'étais sur mon bateau et j'ai senti l'embarcation se balancer. Quand je suis revenu au port, ma maison était un vrai foutoir", a déclaré à l'AFP Susumu Ishiguro, propriétaire d'un magasin d'articles de pêche. Plus de 300 immeubles ont été détruits et 212 endommagés à Kashiwazaki, dans le reste de la préfecture de Niigata et dans la province voisine de Nagano, selon les services de secours qui ont également recensé des coulées de boue alors que le Japon vient d'être balayé par un typhon meurtrier. Ces deux catastrophes naturelles sont survenues pendant un week-end prolongé, ce lundi, baptisé "jour de la mer", étant férié au Japon.

La secousse tellurique a atteint à Kashiwazaki et dans plusieurs autres points des préfectures de Niigata et de Nagano le degré "6 supérieur" sur l'échelle sismique japonaise, qui compte sept degrés. Un séisme d'une telle violence est susceptible de provoquer de très gros dégâts matériels.

Le service des trains à grande vitesse Shinkansen a été interrompu sur plusieurs lignes, et l'aéroport de Niigata fermé pour vérifier que les pistes n'avaient pas été endommagées. Le gouvernement japonais a mis en place une cellule de crise.

Au plus bas dans les sondages, le Premier ministre Shinzo Abe, qui faisait campagne à Nagasaki (sud) en vue des élections sénatoriales du 29 juillet, a immédiatement interrompu ses activités politiques pour se rendre sur place.

M. Abe, habillé d'un uniforme de secouriste, a affirmé qu'il avait donné les instructions pour que "toutes les mesures possibles soient prises pour garantir la sécurité des habitants, assurer leur ravitaillement et alléger leurs angoisses". La région de Niigata avait subi le 23 octobre 2004 un séisme de magnitude 6,8 qui avait fait 67 morts et plus de 3.000 blessés et avait fait dérailler un Shinkansen.

Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, le Japon subit chaque année environ 20% des séismes les plus violents enregistrés dans le monde.