Le Kremlin a rejeté jeudi les informations relayées par les médias américains, notamment NBC, selon lesquels le président russe Vladimir Poutine s'était personnellement impliqué dans les piratages informatiques qui ont marqué l'élection présidentielle américaine, motivé par un désir de revanche contre Hillary Clinton. Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a qualifié ces allégations d'"absurdités" dans un commentaire confié à l'agence de presse russe TASS.

Vladimir Poutine aurait lui-même donné les instructions sur la façon de filtrer et d'utiliser les messages dérobés aux démocrates après les piratages informatiques, affirmait la chaîne américaine mercredi soir, en citant deux hauts responsables ayant eu connaissance de cette information. Les responsables disent avoir un "haut degré de confiance" dans ces conclusions.

Les hauts responsables du renseignement ont assuré à NBC que Vladimir Poutine aurait dans un premier temps agi pour se venger de la candidate démocrate, avant d'élargir son objectif en cherchant à montrer au monde les défaillances de la politique américaine et, selon les mots de l'un des responsables, "diviser les alliés cruciaux des Etats-Unis en leur donnant l'impression qu'ils ne peuvent plus compter sur les Etats-Unis comme un leader mondial crédible".