Le parlement européen a approuvé mercredi à une écrasante majorité une résolution condamnant l'Iran pour plusieurs cas de violation des droits de l'Homme, dont la condamnation à la lapidation d'une femme pour adultère, l'exécution programmée d'un jeune homme pour homosexualité ou encore l'arrestation d'une femme lors de manifestations antigouvernementales. Parmi les sanctions envisagées par les eurodéputés figure l'extension, aux responsables des violations des droits de l'homme en Iran, de l'interdiction de voyager dans l'Union européenne et du gel de leurs actifs.

Les eurodéputés réclament aussi qu'un nouveau rapporteur spécial des Nations unies puisse enquêter sur les abus des droits de l'homme et faire en sorte que les responsables des violations des droits de l'homme en Iran soient tenus de rendre compte de leurs actes. Ils incitent aussi les Etats membres à soutenir le programme européen des villes refuges. Cette résolution entre notamment dans le cadre de la mobilisation internationale de ces derniers mois concernant la condamnation à mort par lapidation d'une femme iranienne pour adultère, Sakineh Mohammadi-Ashtiani.

Persécutions des minorités religieuses et ethniques, criminalisation des opposants, torture, peine de mort, arrestation d'avocats, etc, sont également condamnées dans ce texte commun à sept groupes politiques du parlement.