Le parti libéral-démocrate britannique a indiqué dans la nuit de jeudi à vendredi, via Twitter, exclure la possibilité d'une coalition avec les conservateurs de Theresa May en vue de la formation d'un gouvernement au Royaume-Uni. 

Sans surprise, cette porte s'est donc fermée pour les conservateurs qui, selon les projections, vont perdre avec les élections législatives anticipées de ce jeudi leur majorité absolue à la Chambre des communes, tout en restant le premier parti en termes de voix. "Nous recevons beaucoup d'appels, donc pour mettre les choses au clair: pas de coalition, pas de 'deal'", a indiqué le service de presse des centristes europhiles du parti Libéral-démocrate.

En 2010, c'est avec le parti des Liberal Democrats que le Conservative Party avait créé une coalition, menant au gouvernement de David Cameron. Aux élections suivantes, en 2015, ils avaient subi un revers, mais selon les projections, ils devraient cette fois remonter à 14 sièges (+6). Si les résultats officiels confirment que le parti conservateur est descendu sous les 326 sièges (sur 650), celui-ci aura le choix de former un gouvernement minoritaire, une solution fragile, ou une coalition avec un ou plusieurs autres partis. 

Dans les deux cas, les négociations pourraient durer jusqu'à plusieurs semaines, ce qui porterait un coup dur au calendrier du Brexit. Les unionistes d'Irlande du nord, du DUP (Democratic Unionist Party), via la voix du parlementaire Jeffrey Donaldson, ont déjà laissé entendre être prêts à discuter et à soutenir les troupes de Theresa May. Au cas où les conservateurs échouent à former un gouvernement, de minorité ou de coalition, un autre scénario est théoriquement possible: une alliance entre les travaillistes, le SNP écossais, les libéraux-démocrates, qui comptaient 314 sièges au cumulé dans les projections, avec l'appui éventuel des Verts et de petits partis régionalistes. L'échec des conservateurs et de Theresa May serait alors total.