La révolution est-elle une évolution? La révolution, amputée de sa première lettre, y trouve-t-elle un synonyme, une conséquence, un effet d’entrainement positif, réfléchissant plus de liberté, d’égalité, de droits pour les femmes? La société nouvelle ressort-elle grandie ou abrogée de postulats qu’elle pensait acquis et dès lors immuables?

Déclinée au féminin, la révolution tunisienne a de quoi laisser perplexes tant les occidentaux que les femmes de ce pays, berceau d’un soulèvement régional des peuples contre leurs dirigeants dictatoriaux. Le souffle d’espoir du 14 janvier 2011 venu de Sidi Bouzid, devenu bourrasque au fil des semaines, soulevé par l’aspiration des peuples à un mieux vivre socio-économique semble marqué par le désenchantement. Menée par des citoyens réclamant la démocratie, la révolution a porté au pouvoir les Islamistes. Mis au ban de la société sous l’air Bourguiba et Ben Ali, ce sont eux qui, au lendemain de la révolution, mènent la danse politique. Un revers pour les femmes, actrices de la révolution?

En cette journée internationale de la femme, deux représentantes tunisiennes étaient invitées dans l’hémicycle du Parlement francophone bruxellois (PFB) dans le cadre des “jeudis de l'hémicycle” initiés par la présidente de l’assemblée, Julie De Groote (cdH) : une manière de faire se rencontrer le monde associatif et le monde politique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sont des témoignages forts et brulant d’engagement qu’ont livrés Salma Baccar, parlementaire tunisienne membre du parti Al Manar, et Hélé Beji, écrivaine...

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