Un chiffre démontre la démesure de l’aventure : celui du coût total qui est estimé à 26 milliards d’euros. Une inflation hallucinante des budgets puisque le compteur s’était arrêté à 9,6 milliards d’euros lors des précédents JO à Athènes.

Le coût de l’événement lui-même ne serait que d’un peu plus de 1 milliard d’euros. En réalité, ce sont les investissements dans les infrastructures de transport qui ont fait exploser la note finale : 17 milliards d’euros ! Ainsi, le nouveau terminal de l’aéroport de Pékin – cinq fois la superficie d’Heathrow ! – aurait coûté, à lui seul, près de 2 milliards d’euros.

Le gigantisme des réalisations est à l’image d’un pays et d’un régime qui font de ces JO un véritable test pour affirmer aux yeux du monde son statut de future superpuissance. Quitte à utiliser des moyens radicaux pour y arriver : “nettoyage” de certains quartiers et départ forcé de plusieurs milliers de travailleurs et habitants qui une fois les chantiers terminés ont été priés d’aller voir ailleurs.

L’environnement a également été un autre gros poste au niveau des dépenses : Pékin aurait ainsi consacré plus de 20 milliards de dollars pour présenter au monde entier une ville plus propre. Avec des mesures là aussi radicales pour tenter d’améliorer la qualité de l’air : réduction de l’utilisation du charbon au profit du gaz, délocalisation de certains gros pollueurs comme Capital Stell par exemple, mise en place d’une circulation alternée…

Reste à savoir si cette facture salée sera un jour amortie…