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La session inaugurale du Parlement européen, au cours de laquelle les 751 nouveaux députés européens seront installés, débutera demain/mardi matin à Strasbourg. Au même moment, mais à Bruxelles cette fois, les chefs d'Etat et de gouvernement reprendront leurs négociations pour tenter, notamment, de désigner le futur président de la Commission. Si elle ne devrait durer qu'une petite heure, cette session inaugurale a tout de même provoqué quelques remous, en Belgique notamment. Pour siéger, les parlementaires élus en mai doivent en effet être présents mardi à Strasbourg. Pas question, donc, d'y envoyer un suppléant pour garder le siège au chaud, ce qui a ainsi conduit Kris Peeters et Geert Bourgeois à quitter leur poste sans doute plus tôt qu'ils ne l'auraient voulu.

Une fois installés, les députés éliront, mercredi matin, le président du Parlement européen. Ce dernier occupera ce poste durant deux ans et demi, avant d'être remplacé pour la seconde moitié de la législature de cinq ans. Cette élection se tiendra même en l'absence d'accord entre dirigeants européens sur les nominations aux postes-clés de l'UE.

Le futur président du parlement n'aura pas la tâche facile, le dernier scrutin ayant rebattu les cartes, avec une poussée marquée des libéraux centristes, des Verts, ainsi que des eurosceptiques. Au point que les 2 grands groupes politiques traditionnels - le PPE (centre-droit) et les socialistes - n'ont plus la majorité dans l'hémicycle.