Les autorités turques ont émis lundi des mandats d'arrêt à l'encontre de 249 employés actuels ou anciens du ministère des Affaires étrangères soupçonnés de liens avec le mouvement accusé d'avoir orchestré le putsch manqué de 2016, a annoncé le parquet d'Ankara. 

Les suspects sont accusés d'avoir été impliqués dans des irrégularités dans l'examen d'entrée au ministère des Affaires étrangères ayant bénéficié à des sympathisants du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, a précisé le parquet dans un communiqué.

Au moins 78 personnes ont d'ores et déjà été arrêtées dans la matinée dans le cadre d'une vaste opération lancée à travers le pays, ajoute-t-il.

Une source judiciaire a précisé à l'AFP que 14 des 249 personnes recherchées étaient toujours en poste, les autres ayant été limogées dans le cadre des purges engagées après le putsch manqué.

M. Gülen, installé aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'années, est accusé par le président Recep Tayyip Erdogan d'avoir infiltré les institutions de l'Etat turc pendant de nombreuses années dans l'objectif de le renverser.

Il est notamment désigné par Ankara comme le cerveau de la tentative de coup d'Etat de juillet 2016, ce que l'intéressé dément.

Depuis le putsch manqué, les autorités traquent sans relâche ses partisans et ont lancé des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne du pays. Quelque 55.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues.

Près de trois ans après le coup de force, les vagues d'arrestations se poursuivent.